C’est dans la nuit de dimanche à lundi que se jouera le superbowl 2010 entre les Colts d’Indianapolis et les Saints de la Nouvelle-Orleans. Le superbowl est habituellement l’occasion pour les annonceurs de présenter leurs nouvelles campagnes publicitaires. Mais cette année, le géant du soda, Pepsi, change son fusil d’épaule.
Pour la première fois depuis 23 ans, Pepsi ne présentera pas de campagne de pub pendant le superbowl. Pepsico a dépensé plus de 254 millions de $ en spots publicitaires lors des 20 derniers superbowl. Mais les temps changent et avec l’emergence des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, les annonceurs vont chercher les amateurs de foot américains là où ils se trouvent: sur la toile.
Alors, au lieu d’investir 3 millions de $ pour un spot de 30 secondes sur CBS, Pepsi a lancé une vaste campagne sur le net, “The Pepsi Refresh project”. Pepsi s’engage à donner pendant l’année 2010 plus de 20 million de $ à des oeuvres de bienfaisance sélectionnés par les internautes.
L’interaction se fait principalement par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Sur Facebook, Pepsi a déjà plus de 300 000 fans et des stars du cinéma comme Demi Moore ou Kevin Bacon participent à cette campagne en ligne via de courts extraits vidéos. Pepsi utilise également Twitter, les applications Iphone et le réseau de vidéo en ligne Ustream pour promouvoir sa campagne et profiter de l’intéractivité du web 2.0.
Pepsi n’est d’ailleurs pas un précurseur en la matière. D’autres annonceurs classiques du Superbowl ont intégré les médias en ligne dans leur stratégie de communication. Budweiser a par exemple demandé aux internautes sur Facebook de choisir la publicité qui passera à l’antenne pendant la mi-temps du superbowl. Nous ne sommes probablement qu’au début du phénomène. La prochaine coupe du monde de football en Afrique du sud devrait confirmer l’intérêt des annonceurs pour les nouveaux médias.