Publié par : anthonymarechal | mai 16, 2008

La plus grande erreur d’Hillary Clinton

Suite à sa dernière victoire en Virginie occidentale, Hillary Clinton a déclaré qu’elle se battrait jusqu’au bout, à savoir jusqu’au 3 Juin où se dérouleront les dernières primaires démocrates à Porto Rico. Mais soyons francs: son combat est perdu d’avance, les carottes sont cuites pour la nomination et il est temps de comprendre comment elle a pu perdre une élection gagnée d’avance.

Je suis tombé hier sur un article du “Time Magazine” qui relatait en plusieurs points les principales erreurs commises par l’ex-première dame des Etats-Unis pendant cette campagne. La journaliste relatait 5 erreurs majeures:

* Elle n’a pas sentie la volonté de changement au sein de l’opinion publique

* Elle n’a pas imprimé le rythme de cette campagne électorale, laissant Obama dicter le tempo

* Elle a totalement sous-estimée les états où se sont déroulés les caucuses

* Elle s’est activée à la dernière minute pour lever des fonds pour sa campagne, faisant confiance à ses contributeurs habituels

* Elle n’a jamais pensé que cette primaire allait durer si longtemps et pensait gagner l’investiture en moins de 2 mois

Je suis tout à fait d’accord avec ces arguments mais ils ne justifient pas, selon moi, comment Hillary Clinton a pu passé à côté de la nomination. Pour moi, la principale erreur d’Hillary réside en un seul point: comment et pourquoi son directeur de campagne, armé d’un bataillon de conseillers, a-il pu manquer l’association entre le pasteur Jérémiah Wright et Barack Obama? Faisons simple: si Hillary Clinton avait évoqué auprès des sympathisants démocrates les liaisons dangereuses entre le pasteur Wright et Obama quelques jours avant les caucuses d’Iowa en Janvier dernier, il est clair qu’Obama ne serait pas en train de gagner l’investiture.

Et imaginons qu’Obama ait pu quand même gagner ces premières caucus dans l’Iowa: il est envisageable que la polémique déclenchée par les propos du pasteur l’auraient empêché de gagner autant d’états et de caucus qu’il a pu en remporter entre Janvier et la fin février. Le Pasteur Wright aurait dû être l’arme fatale de l’équipe Clinton pour endiguer la dynamique Obama.

Oui mais voilà. Soyons honnêtes: l’équipe d’Hillary Clinton était composée de baltringues paresseux, arrogants et tellement sûrs de gagner qu’ils ont pris de haut le sénateur de l’Illinois. Il me semble qu’en politique, il existe des cellules de veille dans chaque parti. Tous les propos des adversaires sont écoutés, observés et analysés scrupuleusement. Tout moyen d’attaque, même les plus bas, sont bons à prendre pour remonter dans les sondages. Quelles sont les forces d’Obama? Ses faiblesses? Les points où on peut l’attaquer? Quand on veut devenir la première femme présidente des Etats-Unis, il semble indispensable de faire au moins le minimum. A l’heure d’Internet, il est même encore plus facile de s’informer sur les candidats.

L’équipe d’Hillary doit avoir la cellule de veille la plus nulle au monde. IL faut croire qu’elle n’était pas aux Etats-Unis en 2004 lorsque Karl Rove, expert en manipulation de l’information, fut le grand partisan de la réelection de Bush Jr. Quelle est la théorie de Karl Rove? Elle est simple: se concentrer sur les points forts de votre adversaire pour les tourner en point faible. C’est ce qu’on fait en judo. Exemple: John Kerry est un héros du Vietnam? Karl Rove trouve des compagnons d’armes de l’ancien candidat démocrate à la Maison-Blanche et fabrique ce spot télévisé destiné à faire tomber le mythe du héros de son piédestal.

Dans le cas d’Obama, il n’était pas difficile de repérer sa force principale: celle du premier candidat noir, capable de réunir l’amérique au-delà de ses différences ethniques et de ses divisions et de faire avancer le pays dans la bonne direction. Cette image de sauveur, de grand réunificateur et de marchand de paix que les médias ont peu à peu fabriqués autour d’Obama pouvait rapidement se fragiliser. Si les conseillers d’Hillary Clinton avait eu un peu plus d’imagination, ils auraient pu se rendre compte que les liaisons dangereuses d’Obama avec le pasteur Wright broullaient totalement cette image de monsieur propre.

Un article publié par le Chicago Tribune le 6 février 2007, soit quelques jours avant qu’Obama ne se lance dans la course à l’investiture, mettait la puce à l’oreille. Le journaliste évoquait les relations d’Obama avec Wright, en mettant en avant les déclarations sulfureuses du pasteur noir envers la classe moyenne blanche américaine: “Obama envisage de se lancer à la course à la Maison-Blanche. Cela devrait lui valoir quelques explications, notamment concernant sa relation avec le pasteur Wright, dont Obama fréquente l’église de manière assidu. Les déclarations plutôt obscènes de Wright envers la classe moyenne américaine pourraient heurter la sensibilité des électeurs, on pense notamment aux classes moyennes dans l’IOWA et le New Hampshire.” Un expert en politique de l’université de l’IOWA est cité dans cet article et évoque les difficultés que va avoir Obama à gagner les caucus de cet état. On sait ce qu’il advint. Obama gagna les caucus avec une confortable avance sur John Edwards et Hillary se contenta d’une piteuse 3ème place.

Un autre article, publié le 6 mars 2007 dans le New York Times aurait dû également attirer l’attention du camp Clinton. Cet article mentionnait l’invitation d’Obama envers le pasteur Wright afin que ce dernier fasse une intervention publique lors du lancement officiel de sa campagne  à Springfield. Au dernier moment, cette intervention a été annulée. La raison? Un article incendiaire parue dans l’édition de février du magazine Rolling Stones, reprenant certains propos extrêmistes du pasteur noir. Finalement, Wright se rendit à Springfield afin d’assister au meeting d’Obama mais il resta sagement dans l’ombre. Le pasteur organisa une prière en privé avec la famille d’Obama juste avant le début du meeting.

Malgré tous ces élements à charge qui auraient fait le bonheur de Karl Rove et des faucons de la Maison-Blanche, l’équipe Clinton est passée à côté d’une arme de destruction qui aurait dû achever la candidature d’Obama. On nous a souvent dit au début de cette campagne combien Hillary Clinton était entourée des meilleurs conseillers en politique, que sa campagne était bien huilée, hyper efficace, avec une organisation sans faille. Elle pouvait également bénéficier de l’expérience de son mari Bill, victorieux à deux reprises de l’élection présidentielle.

Non  seulement Hillary et son équipe ont été incapables de repérer la plus grande faille dans l’armure d’Obama mais ils ont été particulièrement consternants dans leur tentative de destabilisation vis-à-vis du sénateur de l’Illinois. Vous vous souvenez du texte accusateur, soi-disant écrit par Obama à l’école maternelle? Des emails venant des conseillers d’Hillary affirmant qu’Obama était musulman? De ce fameux crétin proche de la sénatrice de New York qui insinua qu’Obama était un ancien dealer de drogue? Toutes ces affirmations ont fait plouf et n’ont servi qu’à augmenter l’avance d’Obama dans les sondages. Elles ont également renforcé dans l’esprit de l’opinion publique qu’Hillary Clinton était prête à tout pour gagner et ont renforcé le message d’Obama: tourner la page du passé et des magouilles de Washington.

Inutile de parler du reste, des autres gaffes de l’ex-first lady, c’est de l’histoire ancienne maintenant. Le chemin menant droit vers la nomination était juste devant le nez d’Hillary mais elle a été incapable de le voir. Cela provoque sa défaite aujourd’hui et, ironie de l’histoire, la nomination d’Obama pourrait maintenant coûter la victoire au parti démocrate en Novembre prochain.

 

 


Réponses

  1. Hillary et ses conseillers ne sont pas incompétents,monsieur,ils ont eu en face d’eux une équipe mieux organisée et un homme charismatique avec des idées de changement que hillary n’incarne pas et ne pourra jamais incarné, affiché tout le temps avec Bill qui lui aurait plus rendu service en respectant la fonction d’ancien président de la république et en prenant plus de hauteur. Le discours sur la race que Barack a prononcé a convaincu la grande majorité des américains que malgré sa proximité avec le pasteur,il est loin de partager ses idées et ses sentiments et l’amérique et le monde entier ont perçu le dit discours comme étant une référence en matière de racisme et de discrimination; c’est bien cela le tournant après les sorties dangereuses du pasteur. Clinton et son équipe ont tout fait ,mais ils sont tombée face à plus fort qu’eux , c’est la reconnaissance de cette simple réalité qui l’empêche aujourd’hui encore de jeter l’éponge et de sortir par la grande porte au lieu d’espérer une petite fenêtre entrouverte pour s’y engouffrer sans vergogne. Si haillary avait la carrure d’une femme d’état, elle aurait du simplement féliciter Barack et se ranger derrière lui pour aller combattre les républicains; c’est cela la seule alternative qui vaille. le restye n’est que pure supitations!

  2. Je ne pense pas que la principale erreur des Clinton a été le fait de manquer l’association entre le pasteur Jérémiah Wright et Barack Obama. Mais plutôt de négliger la capacité de mobilisateur de Barack Obama. Et pour ça, je peux leur pardonner cette faute, uniquement parce que personne ne connaissait Obama. Il est arrivé de nul part, que pouvont ils faire. Il éfficace et imprévible, il a surpris tout le monde. La classe politique américaine a du s’ajuster face à ce leader venant de nul part.

  3. Obama est une perle le rare comme le disait Bill Richardson, plus on l’attaque plus il rebondit.
    Hillary et son équipe ne pouvait pas faire le poid face à Obama et son équipe imperturbable.

  4. je reconnais là le contenu de l’arice d’un journaliste us , saf sur la fin du texte.

    Barrack obama a gagné parce qu’il présentait un leadership plus “inspirational”, il etait mieux organisé, a gagné plus d’etats, plus de délégués..
    je constate, dans vos propos tout le poids des préjugés et des préventions que vous pouvez avoir en affirmant que Barack obama ne peut pas gagner l’election générale…hillary en fait meme un argument, dans sa quete de la nomination ” can’t you see he is balck and inexperienced ?”

    les elucubrations d’un pasteur ne sont pas le seul élément d’appréciation des élécteurs americains.
    Pour l’instant BO a dejoué tous les pronostics et il n’y a aucune raison que cela ne continue pas.

  5. Lorsque l’on tombe devant plus fort que soit, on peut remuer ciel et terre, rien n’empêchera au plus fort de sortir gagnant. Au tout début Hillary se déclarait déjà gagnante de ces primaires même avant l’Iowa et c’est dans cet état qu’elle a reçu sa grosse raclée ! Elle a donc versé quelques larmes et pris le New H. Elle a essuyé 12 défaites consécutives et a fait Obama vivre toutes les misères possibles (aidant les républicains à avoir des armes contre lui) mais Obama est resté debout ! L’équipe d’Obama fut la meilleure et Hillary devrait reconnaître sa défaite…

  6. L’équipe OBAMA fut tellement forte qu’elle a provoquer cette sortie de Wright pour regler ce problème avant que les républicain ne s’en servent …
    … une fois nominé, ce sera du déjà vu et reglé.

  7. Je ne crois pas que Hillary et son équipe n’ont pas tenté d’utiliser opportunément l’affaire Wright. Avez-vous oublié la phrase d’Hillary :”On ne choisit pas sa famille, mais on choisit son pasteur”. La vérité c’est qu’elle a essayé, mais elle n’y a pas reussi. Et pour cause: le bonhomme a sorti un discours d’une telle finesse qu’il n’y avait rien à y faire. A mon avis, l’erreur d’Hillary est d’être tombée bas dans les attaques lorsqu’elle s’est trouvée en difficulté. Ce type de stratégie marché sur le coup, mais ça n’inspire pas et surtout ça permet à la personne attaquée de s’élever encore plus haut, il suffit juste que cette dernière soit fin dans sa réaction. Or Obama est un maître en la matière. J’abonde dans le sens de OUSSEYNOU: ce qui reste à faire, pour Hillary et son mari, est de trouver le moyen de sortir honorablement de cette histoire. Elle peut encore tenter des coups, mais je ne suis pas sûr que la direction et les pontes du parti démocrate sont prêts à prendre le risque d’aller contre la volonté populaire. Ce serait le plus beau cadeau qu’ils feraient aux républicains.

  8. [...] conseillers d’Hillary Clinton, dont j’ai stigmatisé hier dans un précédent post leur totale incompétence, estiment que ses critiques répétées contre les journalistes ont notamment joué en sa faveur [...]

  9. Je suis convencu que OBAMA gagnera contre MCcain………………………………………………………………………. OBAMA a clacé les clinton, de son inteligence et sa capacité a reflechire point,

  10. Hillary Clinton face au rouleau compresseur de la désinformation
    Le 16 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — « Elle est cuite » affirmait triomphalement le tabloïd américain le New York Post, quotidien appartenant au magnat anglo-australien Rupert Murdoch dont la chaîne de télévision Fox News a toujours été synonyme de propagande incessante néo-conservatrice en faveur de la peine de mort et des guerres d’Irak et d’Afghanistan.
    Pourtant, bizarrement, depuis la victoire d’Hillary Clinton en Indiana, la presse américaine, et celle d’une Europe manifestement en panne d’esprit critique, hurlent avec les loups de Londres. Les financiers de la planète estiment à l’évidence que Mme Clinton risque de remettre en cause les accords de libre-échange (Alena) et ne cèdera pas forcément aux sirènes du libre-échange de l’OMC.
    Une simple lecture de la presse d’Outre-Manche montre que l’épicentre de cette campagne est à Londres.
    Daily Mail :
    « La campagne de Hillary Clinton pour l’investiture démocrate ressemble de plus en plus à un film d’horreur de série B dans lequel, alors qu’on croit le méchant enfin abattu, on voit soudain son corps bouger, ses paupières clignotent et ses doigts s’agrippent de nouveau à la hache pour la toute dernière attaque ». L’article caricature les Clinton comme « les Bonnie et Clyde de la politique américaine ».
    Daily Telegraph :
    Anne Applebaum écrit que « l’ambition irrationnelle est la faiblesse d’Hillary ». Si vous avez eu du mal à suivre les élections américaines, écrit-elle, c’est parce que le seul sujet de ces élections « c’est l’ambition irrationnelle, monstrueuse d’Hillary Clinton ».
    The Times :
    Anatole Kaletsky compare les « malchances d’Hillary Clinton et celles de Gordon Brown » [qui venait de perdre les élections locales]. Il dit que « ces échecs personnels suggèrent une conclusion évidente : le salut de la politique progressiste des deux cotés de l’Atlantique dépendra de l’émergence de nouveaux leaders charismatiques : Barack Obama en Amérique et une réincarnation qui reste à découvrir de Tony Blair du coté anglais. »
    The Independent :
    « Le temps est venu pour les Démocrates de s’unir derrière Obama ». Hillary avait des qualités, écrit le journal, mais « son mari a un passif politique trop chargé, c’est un homme brillant mais avec des grandes faiblesses ».
    The Guardian :
    Sous le titre : « La dernière victoire de Clinton », le journal demande aux super délégués de porter le coup de grâce à sa campagne.
    The Financial Times :
    « Il est temps de cesser la bagarre et de reconnaître le gagnant. Et ce gagnant, selon toute jugement raisonnable, c’est M. Obama. »
    Dans l’immédiat, ce puissant rouleau compresseur médiatique vise trois objectifs :
    1. Décourager les supporters de Mme Clinton, en récompensant les traîtres et les déserteurs. Le sénateur démocrate John Edwards par exemple, bien que sa femme continue à faire campagne pour Hillary (en particulier pour son programme en faveur d’une sécurité sociale et une couverture médicale universelle), vient d’apparaître comme un des candidats possibles à la vice-présidence d’Obama. Pour sa part, George McGovern, l’ancien candidat à l’investiture démocrate de 1972, qui vient d’abandonner la campagne d’HHillary, s’est retrouvé interviewé par… Fox News de Rupert Murdoch, et, « oubliant » le rôle que puissent jouer les superdélégués, « ne voit pas comment Mme Clinton pourrait maintenant emporter l’investiture ».
    2. Convaincre les superdélégués d’investir le looser idéal choisi par les media : Barack Obama, proie facile pour la droite républicaine.
    3. Priver Mme Clinton des financements indispensables pour continuer sa campagne. Bien qu’elle ait globalement dépensé trois fois moins qu’Obama, elle risque de se heurter, comme l’écrit le quotidien Les Echos « à la très prosaïque question de l’argent. Ses caisses sont vides, et, même si elle a une fois de plus lancé un appel aux contributions, ce problème risque de devenir insoluble. Après avoir déjà puisé 5 millions de dollars dans ses fonds personnels en février, Hillary Clinton a dû prêter le mois dernier quelque 6,4 millions de dollars à sa campagne… »
    =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
    Résistance des électeurs de Floride contre la direction démocrate
    3 mai 2008 (LPAC) – L’un des flancs utilisés par la direction corrompue du parti démocrate contre Hillary Clinton est d’invalider les résultats des primaires en Floride et dans le Michigan, deux États clefs, remportés par l’épouse de l’ancien président, le 29 janvier dernier. Manœuvre que risque de devoir abandonner Howard Dean, le président du Comité national démocrate (DNC), puisque les électeurs de ces deux États semblent déterminés à être représentés à la Convention de Denver, qui décidera du candidat définitif du parti.
    C’est devant le bureau central du DNC à Washington, le 30 avril dernier, que plusieurs centaines de personnes venues tout droit de Floride se sont rassemblées. Menées par les députées Corinne Brown et Hilda Solis, elles demandaient à rencontrer Dean et insistaient sur la nécessité de la présence de leurs délégués à la Convention. Et même si les deux députées sont ralliées à Clinton, d’autres participants portaient des T-shirt à l’effigie d’autres candidats, dont Obama. Fidèle à sa réputation, Howard « The coward(le lâche) » Dean leur a envoyé un subalterne pour prendre des notes.
    D’après le site internet de l’une des organisations présentes, Floride demande représentation (FDR), le mouvement va s’étendre avec une série de manifestations dans les quatre coins de l’Etat le 30 mai, muni d’une pétition demandant à ce que leurs voix soient prises en compte. Il est également expliqué que l’acronyme FDR a été choisi pour rappeler aux membres du parti le combat entrepris par Franklin D. Roosevelt lors de la Grande dépression, pour que la population reprenne confiance en son importance.
    Alors que d’autres initiatives sont en marche dans le Michigan, Howard Dean et les autres membres de la direction démocrate s’exposent. Il est vrai que si ces votes sont pris en compte, Hillary Clinton devance son adversaire de 120 000 voix…
    =-=-=-=-=-=-=-=-=
    La crédibilité d’Obama en chute libre
    3 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) – En début de semaine, Barak Obama s’est finalement décidé à critiquer les remarques racistes de son pasteur Jeremiah Wright. Reniement soudain et tardif, qui, couplé à sa défaite en Pennsylvanie, n’a fait qu’écorcher un peu plus sa crédibilité.
    C’est la radio publique américaine (NPR) qui cite le candidat :« Ses commentaires ne font pas que semer la discorde, mais je crois qu’ils finissent par conforter ceux qui sont en proie à la haine. […] Je suis indigné par les commentaires qui ont été faits et attristé par le spectacle que nous avons vu hier. La personne que j’ai vu hier n’était pas celle que j’ai rencontrée il y a 20 ans. »
    Depuis, les différents sondages réalisés montrent une baisse significative de la capacité de son message à être pris au sérieux. Par exemple, d’après le New York Times et CBS, il ne reste plus que 51% d’américains à espérer sa nomination, contre 69% le mois dernier. Surtout, dans l’hypothèse d’une campagne contre McCain, Hillary Clinton est donnée gagnante contre des scores serrés ou perdants pour Obama.
    Evidemment, les sondages ne brillent pas toujours par leur fiabilité, mais il est de plus en plus clair qu’Obama non plus.
    =-=-=-=-=-=-=-=-=
    Hillary Clinton, une candidate d’acier !
    2 mai 2008 (LPAC) — La présidentielle américaine « n’est pas un enjeu démocrate ou républicain, elle se joue entre ceux qui sont dans le coup et ceux qui n’ont rien compris ». Le ton adopté par Hillary Clinton le 25 avril, dans la ville sidérurgique de Gary, Indiana, nous rappelle les engagements de la sénatrice auprès de la classe moyenne. Au delà des clivages politiques, Mme Clinton veut élever le débat, pour le rediriger vers les fondamentaux, c’est-à-dire l’avenir des plus pauvres.
    Autrefois, cette ville des Etats-Unis faisait partie de la « rust belt », région fortement industrialisée, zone de progrès et de développement pour la nation américaine. Aujourd’hui, très touchée par les délocalisations, elle connaît un fort taux de chômage. La candidate rappelle que « si vous avez une économie qui ne produit rien, vous n’aurez pas une économie solide très longtemps…Je vois l’industrie de l’acier au cœur du tissu productif, comme base de l’industrie ». C’est en privilégiant la part américaine du marché intérieur qu’elle compte créer des emplois et « sortir les Etats-Unis de la récession ».
    Hillary Clinton a donc un plan qu’elle dévoile dans un de ses derniers mémo « Le leadership économique = jobs, jobs, jobs » : remettre le pays en marche vers un développement des emplois qualifiés et la hausse du niveau de vie des plus pauvres. Pour ce faire, elle a l’intention de privilégier l’implantation d’entreprises américaines, grâce à des avantages financés par le gouvernement et à sa capacité à engager un bras de fer avec les intérêts privés. Elle n’a pas manqué de préciser que cette relance économique doit être accompagnée d’un gel des saisies immobilières et de la mise en place d’une sécurité sociale universelle.
    Le débat sur le démembrement des forces productrices des pays occidentaux n’est donc pas clos. La campagne d’Hillary Clinton sur la relance de l’économie américaine, devrait être l’occasion de rappeler, en Europe, la réussite que fut la CECA (Communauté économique du charbon et de l’acier), pour amener le continent vers une politique de développement transcontinental couplé à la conquête spatiale.

  11. [...] comme c’est amusant. Il y a quelques jours, j’évoquais les erreurs commises par Hillary pendant sa campagne tout en mentionnant qu’elle aurait été inspirée d’utiliser [...]


Répondre

Votre réponse :

Catégories