Les propos jugés déplacés de Barack Obama sur la classe ouvrière américaine ont été repris par une blogueuse d’Huffington Post lors d’une soirée où pourtant la presse n’était pas conviée. Voilà comment Obama et son staff se sont faits piéger par une blogueuse.
Depuis que les commentaires d’Obama sur la classe ouvrière de Pennsylvannie ont été rendus public par une blogueuse d’Huffington Post, la campagne électorale du sénateur de l’illinois est sur une pente savonneuse. Dimanche dernier, Obama se trouvait à San Francisco pour une soirée privée avec ses supporters. Ils avaient tous payés les 1000 dollars de droit d’entrée pour partager un dîner avec le candidat à l’investiture démocrate. C’était donc une soirée entre amis où les journalistes n’étaient pas conviés et encore moins les blogueurs dont les conseillers d’Obama se méfient comme de la peste.
Le sénateur de l’Illinois, loin des caméras et des microphones pouvaient donc se lâcher et parler avec son coeur. Il le fit bien volontiers affirmant qu’il lui était difficile de convaincre l’électorat de la classe ouvrière, prenant l’exemple de la Pennsylvannie où selon lui, “les pauvres gens se sentent délaissés au niveau économique et du coup se rattachent à la religion, à la violence ou à leur antipathie à des gens qui ne leur ressemblent pas ou à des sentiments racistes envers les clandestins.”
Manque de pot, la blogueuse Mayhill Fowler avait réussie à s’immiscer parmi les happy few de la soirée et ne manqua pas le lendemain de relater les propos d’Obama sur son blog. Depuis, la polémique fait rage et relance de manière inattendu Hillary Clinton dans la course à l’investiture. Selon le “San Francisco Chronicle”, Mayhill Fowler avait déjà tentée dans le passé d’assister à l’un de ses soirées organisés par les partisans d’Obama. A chaque fois, elle avait été refoulée à cause de son statut de blogueuse. Car les règles sont claires: “la presse n’est pas la bienvenue à ces soirées de lever de fond ainsi que toute personne ayant un lien avec un média. Cela concerne donc les blogs.”
Comment Mayhill Fowler a donc pu s’introduire à cette soirée organisée au domicile du promoteur immobilier Alex Mehran? Comment a t-elle pu débourser les 1000 $ d’inscription? A t-elle bénéficiée de complicité à l’intérieur même du staff de Barack Obama? Nul ne le sait aujourd’hui. Selon des sources proches du sénateur de l’Illinois, son équipe de campagne est livide aujourd’hui et tente de comprendre l’inexplicable. Tous les regards se tournent sur le responsable de la récolte des fonds dans la baie de San francisco qui n’aurait pas vérifié la liste des invités. Reste que cet exemple démontre la puissance des blogueurs aux Etats-Unis. Ils représentent un vrai danger pour les candidats à l’élection. Nul doute que jusqu’au mois de Novembre, les candidats à l’élection vont devenir de plus en plus paranos et faire plus attention à leurs propos, même lors d’une soirée supposée entre amis…
Bonjour,
D’accord avec votre article sur le pouvoir des bloggers. Par contre, je ne suis pas d’accord avec votre thèse du piège. Il n’y a jamais de soirée entre amis lors d’élections. Nullepart. Sur certains sites américains, on prétend que Obama a choisi ce moment pour lancer une polémique, sortir du bois et se montrer plus agressif vis-à-vis de Clinton.
D’abord le fond de son message est très limpide et tout à fait en phase avec son image. Ensuite, le contenu de ce qui a été dit est déapprouvé à 56% seulement des américains interrogés. C’est peu cher payé pour attirer l’attention et se permettre de régler ses comptes avec Clinton: il a, après les attaques de Hillary, pu lâcher 2, 3 vérités sur l’hypocrisie de la candidate et ses liens avec les lobbys américains (armes, pharmaceutique, assurances).
Par contre, je le trouve plus nerveux et je ne serais pas étonné que CLinton en rajoute pour l’énerver et casser son image. Il serait alors, si l’on suit mon interprétation, vitime de son propre piège.
PS: faites-vous relire, il y a de grosses fautes d’orthographe dans votre texte et cela peut vous décrédibiliser.
Bien à vous
Par Laurent le avril 14, 2008
à 5:19
Une phrase que les adversaires d’Obama oublient de citer en entier !
Cf. http://kamerunscoop.wordpress.com/2008/04/15/
Par delugio le avril 14, 2008
à 5:31
Wow il n’a pas dit des sentiments racistes. Il a dit sentiment homophobe. Il faut dire ce qui est vrai.
Par jjk le avril 15, 2008
à 12:53