Publié par : anthonymarechal | février 6, 2010

Les réseaux sociaux, grands gagnants du superbowl

C’est dans la nuit de dimanche à lundi que se jouera le superbowl 2010 entre les Colts d’Indianapolis et les Saints de la Nouvelle-Orleans. Le superbowl est habituellement l’occasion pour les annonceurs de présenter leurs nouvelles campagnes publicitaires. Mais cette année, le géant du soda, Pepsi, change son fusil d’épaule.

Pour la première fois depuis 23 ans, Pepsi ne présentera pas de campagne de pub pendant le superbowl. Pepsico a dépensé plus de 254 millions de $ en spots publicitaires lors des 20 derniers superbowl. Mais les temps changent et avec l’emergence des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, les annonceurs vont chercher les amateurs de foot américains là où ils se trouvent: sur la toile.
Alors, au lieu d’investir 3 millions de $ pour un spot de 30 secondes sur CBS, Pepsi a lancé une vaste campagne sur le net, « The Pepsi Refresh project ». Pepsi s’engage à donner pendant l’année 2010 plus de 20 million de $ à des oeuvres de bienfaisance sélectionnés par les internautes.
L’interaction se fait principalement par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Sur Facebook, Pepsi a déjà plus de 300 000 fans et des stars du cinéma comme Demi Moore ou Kevin Bacon participent à cette campagne en ligne via de courts extraits vidéos. Pepsi utilise également Twitter, les applications Iphone et le réseau de vidéo en ligne Ustream pour promouvoir sa campagne et profiter de l’intéractivité du web 2.0.

Pepsi n’est d’ailleurs pas un précurseur en la matière. D’autres annonceurs classiques du Superbowl ont intégré les médias en ligne dans leur stratégie de communication. Budweiser a par exemple demandé aux internautes sur Facebook de choisir la publicité qui passera à l’antenne pendant la mi-temps du superbowl. Nous ne sommes probablement qu’au début du phénomène. La prochaine coupe du monde de football en Afrique du sud devrait confirmer l’intérêt des annonceurs pour les nouveaux médias.

Publié par : anthonymarechal | novembre 30, 2009

Immobilier : Las Vegas comme Dubaï ?

Un article du Figaro en Mai 2007 (City Center, un projet à la démesure de Las Vegas) racontait que Las Vegas s’offrait une seconde jeunesse avec la construction de résidences secondaires sur le strip, le cœur de la ville.

Le milliardaire Kirk Kerkorian qui possède douze hôtels et casinos (Bellagio, Mandalay Bay, The Mirage…) allait proposer début 2010 des appartements luxueux où le prix de départ se situerait à 400 000 euros. Autant dire peu accessible pour le commun des mortels.
1 543 appartements avec prestations hôtelières, 227 appartements situés dans le palace Mandarin Oriental, 674 lofts perchés dans deux tours de verre et 209 appartements de charme seront proposées.
Pour un penthouse, pas moins de 8 millions d’euros. De quoi faire succomber Pamela Anderson qui a été l’une des premières à en faire acquisition.
Ce programme baptisé « City Center », a coûté la bagatelle de 5,2 milliards d’euros et les experts comptaient sur l’engouement des étrangers pour Vegas pour représenter le quart des acquéreurs.
Une bonne affaire assurément puisque même Georges Clooney décidait d’investir dans la construction d’un autre complexe d’appartements proche du « City Center ».
Oui mais voilà. Depuis l’article du Figaro, la crise est passée par là, la bulle immobilière a explosé outre-atlantique, déclenchant une épidemie de saisie.

Kirk Kerkorian lui-même fut le premier à avoir des doutes concernant la valeur réelle de l’immobilier à Las Vegas. C’est d’ailleurs son projet d’offre — particulièrement généreuse — qui avait conduit les analystes à réévaluer le prix du mètre carré à la hausse, constructible sur le Strip .. alors que les environs de la ville se parsemaient de lotissements ne trouvant plus preneur. Depuis 2007, les prix à l’immobilier à Las Vegas ont chuté jusqu’à 80% de leur valeur. Une maison achetée 300 000 $ il y a deux ans ne vaut plus que 60 000 $ aujourd’hui. Cela parait incroyable mais c’est pourtant la réalité. C’est tout juste si la maison n’est pas donnée !

De manière tout aussi utopique qu’à Dubaï, les promoteurs immobiliers misaient sur les bobos de Los Angeles, s’offrant à grand frais et à moins de 4h de route une résidence secondaire en plein désert, avec 300 jours de soleil par an garantis et « vue sur casino » — ce qui, pour succomber à la tentation d’un calembour très couleur locale, constituait un beau… Mirage (publicité gratuite pour M. Kerkorian).

L’immobilier américain a encore été sévèrement touché au mois d‘Octobre avec des départs de chantier qui ont chuté de 10.6% par rapport à septembre 2009. Las Vegas est à ce jour la 5me ville des Etats-Unis la plus touchée par la crise économique.
Alors quels seront les gogos en mesure d’acheter ces lofts hors de prix au milieu du désert? Des célébrités ? Des acteurs d’Hollywood ? Même pas sûr si l’on se réfère, par exemple, aux derniers déboires de Nicolas Cage (d’ailleurs récompensé d’un oscar pour… Leaving Las Vegas !) forcé de se débarrasser de son patrimoine immobilier.

Publié par : anthonymarechal | novembre 30, 2009

Jared Leto, l’âme de « 30 Seconds to Mars »

Le cliché de l’acteur d’Hollywood qui est aussi un super musicien fait long feu depuis plusieurs années. Combien d’expériences désastreuses avons-nous assisté en voyant guitare à la main Keanu Reeves, Russel Crowe, Bruce Willis, Billy Bob Thornton… Jared Leto ?
Pas si vite, mon bonhomme…

Tandis que Bruce and co essaient de nous embobiner avec des phrases du genre “la musique, c’est toute ma vie comparée au cinoche », Jared Leto, 38 ans, leader du groupe 30 seconds to Mars, est incontestablement l’acteur ayant réussi la plus belle reconversion dans le milieu du rock. A tel point que le succès mondial du groupe interpelle : Jared est-il meilleur acteur que chanteur ou est-ce le contraire ? Hollywood ne risque t-il pas de perdre l’un de ses meilleurs talents au détriment des charts du billboard américain ?

Pour Jared Leto, sa carrière musicale a été loin d’un fleuve tranquille. Après avoir fondé le groupe à la fin des années 90 avec son frère Shannon, batteur du groupe, il rencontra d’immenses difficultés pour convaincre une maison de disques. Le groupe écume les bars de L.A. avant de signer un contrat avec Virgin. Leur premier album sorti en 2002 est une réussite au niveau artistique mais les ventes ne sont pas au rendez-vous, au contraire du cynisme des médias américains:
 »Découvrez le soi-disant groupe de l’acteur Jared Leto » titre le magazine Rolling Stones suivi d’une critique plutôt accablante.

Cela ne décourage pas Leto et les 3 autres membres du groupe qui sortent un second album fin 2006, A Beautiful Lie, au style mieux adapté pour être diffusé sur les ondes FM.
Doucement mais sûrement, le bouche à oreilles fait son effet puisque le groupe vend plus d’un million d’exemplaires .

Plus sérieusement, partout dans le monde, les radios FM ne cessent de diffuser en boucle les 2 tubes des 30 seconds to Mars,  »The Kill » et  »From Yesterday. » La célébrité est enfin au rendez-vous, les dates de concerts ne cessent de se remplir et la tournée mondiale est un triomphe avec une étape à Paris qui électrisa les plus indécis.

Un scénario de rêve que Leto lui-même n’aurait pu imaginer enfant. Né dans une famille pauvre du centre des Etats-Unis, il grandit en écoutant les Led Zeppelin, Pink Floyd, et par la suite Nine Inch Nails et the Cure. Délaissés par leur père qui quitte la famille alors qu’ils sont enfants, Jared et Shannon sont élevés par une mère hippie qu les encourage à développer leur côté artistique.
A 20 ans, Jared part vivre le rêve américain à L.A où il est vite repéré, faisant ses débuts d’acteur dans une série largement oubliable sur ABC. Par la suite, sa carrière cinématographique arrivera à décoller avec des rôles intéressants dans American Psycho et Fight Club. Dans « Panic Room », il terrorise Jodie Foster. En 2006, il jouait le frère de Nicolas Cage dans le film d’action, « Lords of war ».
Victime du succès de 30 seconds to Mars, Jared Leto a dû refuser de tourner dans le dernier film de Clint Eastwood’s, « Flags of Our Fathers » à cause d’un clip vidéo en Chine. Une faute de goût, diront certains.
Mais Jared Leto n’en a cure. Il est à la fois un acteur et un vrai musicien et il n’a pas besoin de s’excuser pour son éclectisme. Parce que son talent pour concilier les deux est indéniable.
Le 8 Décembre prochain, 30 Seconds to Mars sort son nouvel opus, « This is war ». L’album semble très prometteur, le rock alternatif et percutant des frères Leto fait encore mouche comme on peut le découvrir ci-dessous dans « Kings and Queens » premier extrait du nouvel album et déjà la coqueluche des radios de L.A. et San Francisco.

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Publié par : anthonymarechal | novembre 23, 2009

La guerre du web aura t-elle lieu ?

Après la Devcom qui s’est déroulée la semaine dernière et leWeb qui se déroulera début Décembre (merci à Loïc Le Meur et aux organisateurs d’avoir refusé mon accréditation), Paris se met à l’heure du net et de son évolution. En attendant le prochain évènement parisien, c’est l’intervention de Tim O’Reilly, un des gourous du net, qui interpelle. Dans un article paru sur son blog, il parle sans détour du danger de concentration qui guette le web du futur. La guerre du net, c’est pour demain!

Les principaux extraits: « Je ne cesse de répéter, à propos du Web 2.0, qu’il s’appuie sur un système auto-entretenu : plus il y a d’utilisateurs, plus l’expérience est intéressante. C’est un système qui tend naturellement vers des monopoles.
Nous nous sommes donc habitués à un monde où un seul moteur de recherche domine, où une seule encyclopédie en ligne domine, un seul cyber-marchand, un seul site d’enchères, un seul site de petites annonces dominent, et nous avons été préparés à un monde où un seul réseau social dominera.

Mais qu’advient-il lorsqu’une de ces entreprises, profitant de son monopole naturel, tente de dominer une activité connexe ? Nous sommes à la veille d’une guerre pour le contrôle du Web. Au fond, c’est même plus que ça, c’est une guerre contre le Web en tant que plateforme interopérable. Nous nous dirigeons plutôt vers la plateforme Facebook, la plateforme Apple, la plateforme Google, la plateforme Amazon, les grandes entreprises s’étripant jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
C’est maintenant au développeur de s’affirmer. Si vous ne voulez pas voir l’histoire se répéter comme pour les PC, pariez sur les systèmes ouverts. N’attendez pas qu’il soit trop tard. »

Publié par : anthonymarechal | novembre 20, 2009

Thierry Henry, triste reflet de notre société

La manière dont l’équipe de France de football s’est qualifiée pour la coupe du monde nous pousse aujourd’hui à s’interroger sur le sens du mot « moralité ». En tant qu’être humain, nous sommes tous vulnérables. L’homme est par essence faible, lunatique et prompt à commettre régulièrement des erreurs plus ou moins graves.
Nous sommes tous potentiellement des tricheurs, des menteurs, prêts à trahir nos prochains tant que nous ne sommes pas attrapés par la patrouille.

Aujourd’hui, toute la blogosphère dans le monde entier se déchaîne contre Thierry Henry après son geste digne d’un handballeur qui a conduit à l’élimination injuste de l’Irlande mercredi soir. Ce qu’a fait Henry est absolument honteux et d’une terrible injustice. Il a plongé dans un abîme de tristesse une nation de valeureux irlandais tandis que la France va profiter en Juin prochain de son geste inconsidéré. Si nous vivions dans un monde parfait ou si Thierry Henry s’était inspiré du célèbre geste de Mats Wilander à Roland-Garros en 1982, il serait allé voir l’arbitre pour reconnaitre avoir touché le ballon de la main à deux reprises avant de le transmettre à William Gallas. Il ne l’a pas fait et d’ailleurs combien d’entre nous auraient faits la même chose que lui dans une situation aussi tendue et avec un enjeu si important ?

En trichant, Thierry Henry n’a fait qu’appliquer ce que nous voyons tous les jours dans notre société. Car nous trichons en permanence ! Qui ne télécharge pas illégalement de la musique sur Internet ? Ne respecte pas les limitations de vitesse sur la route ? N’a pas regardé la feuille de son voisin lors d’un important examen ?

Mercredi soir, en un éclair de secondes, Henry a pris une décision qui va avoir des conséquences jusqu’à la fin de sa vie : Henry le tricheur ! Henry le bourreau des irlandais comme Schumacher fut celui des français lors de la demi-finale de Séville en 82.
Et comme Maradona en 86 et sa célèbre « Main de Dieu », Henry ne sera pas sanctionné par la FIFA. A moins qu’il ne se casse une jambe d’ici là, il sera bien en Afrique du Sud pour sa 4ème coupe du monde…

En rugby, il est possible de condamner les tricheurs et les auteurs de mauvais gestes après les rencontres. Un comité se réunit et inflige des suspensions plus ou moins longues selon la gravité des faits. Rien de tout cela au niveau de la FIFA dont les statuts ont peu évolués depuis le début du siècle dernier. Henry se serait-il comporté différemment s’il était joueur de rugby, sachant qu’un acte de tricherie causerait une longue suspension ?
Il n’y a que lui et sa conscience qui peuvent nous le dire.

Dans un monde parfait, la fédération française de football accepterait de rejouer le match. Après tout, qu’aurions-nous à perdre dans l’histoire ? Le monde entier applaudirait la beauté du geste, nous aurions toujours une bonne chance de nous qualifier grâce au 1-0 de l’aller et Henry aurait une occasion unique de se refaire une virginité.
Mais apparemment, à écouter les commentaires hier de Jean-Pierre Escalettes et de Raymond Domenech, la France préfère passer pour le vilain petit canard du football mondial. Le fair-play, c’est pour les autres, il faut aller au mondial coûte que coûte car c’est d’abord leurs têtes qu’Escalettes et Domenech veulent sauver.

L’affaire Thierry Henry nous renvoie à la réalité de notre société. Pas de morale, pas de scrupules, pas vu, pas pris. Un convoyeur de fonds vole 11 millions d’euros et s’enfuit ? On en fait un héros national sur la blogosphère. Jean-Pierre Treber nargue les policiers depuis de longues semaines ? Les médias en parlent comme si c’était le nouveau robin des bois.

Je laisse le mot de la fin au syndicat national des professeurs d’éducation physique qui s’est exprimé hier soir dans un communiqué. Une réaction spontanée et pleine de bon sens qui me fait espérer à des lendemains meilleurs : « L’équipe de France s’est qualifiée pour la coupe du monde grâce à un acte de triche qui reflète les valeurs du foot d’aujourd’hui. Nous sommes surpris par le silence et l’absence de condamnation du geste de Thierry Henry par la fédération française de football. Nous condamnons également les propos de Raymond Domenech et de certains joueurs de l’équipe de France déclarant que le plus important dans le sport est de gagner. Toutes ces déclarations sont malheureusement la conséquence des valeurs prônées dans notre société moderne, à savoir que la fin justifie les moyens.” Rien d’autre à ajouter.

Publié par : anthonymarechal | octobre 28, 2009

Les 5 villes les plus dangereuses au monde

Routard invétéré, tête brulée en quête de sensations fortes: ce classement est fait pour vous. Voici pour l’année 2008 les 5 villes les plus dangereuses au monde. Il s’agit d’un classement prenant en compte les villes de plus de 100 000 habitants et qui s’établit en fonction du classement du magazine « Foreign Policy ».

5ème: Le Cap (Afrique du Sud)
62 meurtres par 100 000 habitants

On le sait, l’insécurité est un problème majeur en Afrique du Sud. On félicite donc les instances du football pour organiser la prochaine coupe du monde sur place et on souhaite bien du plaisir aux supporters qui feront le déplacement.
Le Cap est la ville la plus dangereuse d’Afrique du sud avec un taux élevé de 62 assassinats pour 100 000 habitants. Sans compter les enlèvements qui sont légions dans les environs. Selon la police locale, la violence se concentre avant tout dans les quartiers pauvres de la ville et dans les faubourgs. Mieux vaut éviter de sortir le soir si on est seul et qu’on recherche un distributeur d’argent !

4ème: La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis)
95 meurtres par 100 000 habitants

Et oui, une ville américaine fait partie des 5 villes les plus dangereuses au monde. Une véritable honte puisque la Nouvelle-Orléans est deux fois plus dangereuse que Bagdad! (48 meurtres pour 100 000 habitants)
Il est vrai que la ville ne s’est toujours pas relevée de l’Ouragan Katrina en 2005 et que ce sont une nouvelle fois les quartiers pauvres qui pâtissent de l’insécurité. Alors, un conseil aux voyageurs: sortir groupés le soir et éviter les promenades non accompagnées…

3ème: Caracas (Venezuela)
130 meurtres par 100 000 habitants

Pour ceux qui ne connaissent pas l’amérique du sud, Caracas peut être intimidant à première vue. De l’aéroport au centre-ville, on ne voit qu’une marée de bidonvilles entourant une autoroute à moitié défoncée (certes, mes souvenirs commencent à dater mais je me souviens aussi de ce fameux pont qui s’était écroulé et qui rendait l’autoroute inutilisable). Le centre-ville n’est pas des plus folichons, bon à vrai dire, Caracas n’est pas ma tasse de thé. Il y aurait eu officiellement 130 homicides pour 100 000 habitants en 2008. Mais selon CNN, les chiffres seraient manipulés à la baisse par le gouvernement Chavez et il y aurait eu en fait 510 assassinats en 2008. Si c’est la cas, alors Caracas serait au top de ce classement.
Cette ville de 4 millions d’habitants est à la fois gangrénée par les nombreux gangs, le trafic de drogue et la pauvreté croissante. Depuis que Chavez a pris le contrôle du pays en 1998, le taux d’assassinat a bondi de 65% à Caracas. Les policiers sont corrompus, le gouvernement ne fait aucun contrôle sur les armes à feux ni sur les milices qui viennent gonfler le taux de criminalité. A l’image de Caracas, le Venezuela est en train de remplacer la Colombie comme pays de la criminalité en Amérique du Sud.
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2ème: Ciudad Juarez (Mexique)
140 meurtres par 100 000 habitants
Bon, alors pour les touristes inconscients déconnectés de l’actualité, il faut savoir que le Mexique est en guerre. Certes, il ne vous arrivera rien de fâcheux à Cancun mais même à Acapulco, ça craint et il vaut mieux éviter en ce moment. Dans le nord du pays, c’est pire encore et concernant les villes-frontières comme Tijuana ou Juarez, on fonce droit dans la gorge du loup. A Juarez, 130 assassinats en 2008 pour 100 000 habitants. Je vous rassure, le bilan 2009 sera largement supérieur tant les combats sanglants entre les cartels font rage en centre-ville. D’ailleurs, il y a eu depuis Janvier 2008 plus de 3500 personnes assassinées à Juarez sans compter les femmes disparues dont on ne retrouve jamais les corps. Juarez représente 50% des assassinats pour tout le Mexique !

Alors, un bon conseil si vous êtes à El Paso et que l’envie vous tiraille d’aller faire un tour de l’autre côté de la frontière: il n’y rien à gagner là-bas sauf à y prendre une balle perdue dans un bordel ou dans un bar de poivrots.

1er: Mogadiscio (Somalie)
Aucune donnée

Je n’ai aucun chiffre officiel à communiquer mais selon CNN on serait entre 500 et 1000 assassinats pour 100 000 habitants, si l’on peut parler encore d’une ville à propos de Mogadiscio… Tout est ravagée dans cette capitale de la Somalie, victime à la fois du terrorisme, des conflits ethniques, des enlèvements et de la piraterie maritime. Aller à Mogadiscio, c’est courir droit au suicide dans cette ville anarchique où la moitié de la population (1 million d’habitants) a préféré prendre la fuite. Voilà un bref descriptif de Mogadiscio par la BBC: « des rues étrangements vides, des coups de feus à toute heure de la journée, des guerilleros qui rôdent et pillent tout ce qu’ils peuvent, des camps de réfugiés s’écartelant sur plusieurs kilomètres et des hôpitaux bondés de victimes, les corps criblés de balles ou mutilés par les éclats d’obus. »Ca donne envie…

Publié par : anthonymarechal | octobre 26, 2009

Empoisonnement à Harvard

La célèbre université basée à Boston fait la une des faits divers. 6 étudiants et scientifiques auraient été victimes d’une tentative d’empoisonnement le 26 Août dernier.

Et le coupable ne serait autre que le distributeur de boissons chaudes installé dans un des laboratoires de la faculté. Les enquêteurs ont retrouvé dans le café consommé ce jour-là un taux élevé d’acide de sodium. Les 6 malheureux consommateurs ont été victimes de violents maux de tête et ont dû être hospitalisés. L’une des victimes a même perdu connaissance pendant plusieurs heures.

Alors, s’agit-il d’une malveillance ou d’un malencontreux accident ? Les autorités sanitaires de la région de Boston sont sur le coup. En attendant, l’université d’Harvard a prise des mesures drastiques: des caméras de surveillance vont être placées à proximité des distributeurs et la sécurité renforcée à l’interieur de l’établissement. Quand à la consommation du célèbre breuvage, elle serait en baisse parmi les étudiants d’Harvard…

Publié par : anthonymarechal | octobre 23, 2009

Los Angeles: c’est la chasse aux voyoux!

Même s’il ne faut pas se réjouir trop vite, il semblerait que la police de Los Angeles ait décidé de nettoyer la ville de ses gangs mafieux.

Hier matin, à 7 heures (heure locale), plus de 1100 policiers ont réalisé une opération commando dans les quartiers sud de Los Angeles. Objectif? Arrêter les principaux membres du gang latino des Rolling 40s. En tout, 45 malfrats ont été arrêtés au petit jour. Ils terrorisaient toute la communauté latino vivant au sud-est de Los Angeles: assassinats, extorsions, trafic d’armes et de stupéfiants, entre autres méfaits.

Depuis le moi de mai, la police de L.A s’est montrée active avec l’arrestation de plus de 500 personnes impliqués dans des trafics de drogue à grande échelle.
Ces opérations coups de poings ne sont pas innocentes. On sait qu’à 200 kilomètres de L.A se trouve la frontière mexicaine où sévit une véritable guerilla urbaine. Rappelons qu’en Janvier 2007 le président mexicain Felipe Calderon a officiellement déclaré la guerre aux narcotraficants. Depuis, le Mexique est un pays ravagé par la violence et l’un des plus dangereux de notre planète. Les villes frontières de Tijuana et de Ciudad Juarez font partie des 5 villes les plus meurtrières au monde. Et de plus en plus de narcotraficants mexicains prennent la fuite pour se réfugier aux Etats-Unis et plus particulièrement en Californie du sud.

Autant dire que le combat de la police de L.A et du FBI ne fait que commencer. Pour un trafiquant arrêté, une bonne douzaine attende sagement dans l’ombre de prendre sa succession. N’oublions pas que d’ici 2020, la communauté latino sera la plus représentée en Californie et que l’espagnol prend de plus en plus d’importance dans la vie de tous les jours. Il suffit de se rendre dans les magasins, qu’on soit à San Francisco ou à L.A., pour s’en apercevoir…

Publié par : anthonymarechal | octobre 22, 2009

Chômage: le pire est devant nous

Je vous conseille vivement de lire l’article du blogueur Andre Serra: l’ère du chômage est commencée. L’analyse implacable de ce brillant économiste vivant au Quebec a de quoi susciter l’inquiétude mais je ne peux que partager son avis sur les transformations majeures que vous vivons aujourd’hui. Sortie de crise = hausse du chômage ?

Publié par : anthonymarechal | octobre 22, 2009

Viré pour avoir arrêté un voleur !

La chaîne de magasins Wal-Mart a licencié un agent de sécurité pour avoir maîtrisé de force un voleur armé d’un couteau. On n’arrête pas le progrès aux Etats-Unis.

C’était un jour comme tant d’autres au Wal-Mart d’Ocala situé en Floride. Un homme d’une trentaine d’années pique des balles de golf d’une valeur de 40 $ et les planque dans les poches de son pantalon. Il se dirige ensuite au rayon épicerie, commande un poulet grillé et dévore les cuisses à l’intérieur du magasin mais pas à l’abri des regards (caméras de surveillance).

L’homme quitte ensuite le magasin sans passer par la caisse et se met à courir à l’extérieur du supermarché. A ses trousses Josh Rutner, jeune agent de sécurité qui prend son métier très au sérieux. Depuis qu’il travaille chez Wal-Mart (environ 4 mois) Rutner a l’habitude d’interpeller les contrevenants. Sauf que cette fois-ci il chasse un homme qui a pris la fuite et qui le menace à distance avec un couteau à cran d’arrêt. Deux collègues viennent prêter main forte à Rutner et les 3 hommes arrivent à maîtriser le voleur sans acte de violence. La police arrive sur place et emmène l’homme au poste.

On croit alors que cette affaire banale en restera là, tout juste fera t-elle l’objet d’une brève dans le journal local. Le lendemain, Rutner retourne travailler chez Wal-Mart. A l’heure du déjeuner, il est convoqué chez son manager. Et il apprend qu’il est viré et doit remettre son badge sur le champ!

En effet, le règlement de Wal-Mart est clair: il est interdit pour les employés de pourchasser un homme armé d’un flingue ou d’une arme blanche. Rutner connaissait la règle mais son sens civique a pris le dessus. Malheureusement, aux Etats-Unis, les gens sont plutôt butés lorsqu’il s’agit de faire respecter la loi. Wal-Mart a récupéré ses balles de golf, le voleur a été arrêté et… Rutner se retrouve sans emploi, interdit à vie de retravailler chez Wal-Mart ! Ou est la morale de l’histoire ?

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